Vous avez peut-être longtemps attendu

Il y a eu de l'espoir : cette fois, peut-être. Ou cette attente a toujours été là. Vous entendez les récits des autres et vous vous demandez : « Pourquoi pas moi ? »

Vous avez cherché les bonnes positions, le bon moment, la bonne stimulation. Vous avez lu, regardé, écouté des conseils. Il y a des sensations, de la proximité, parfois du plaisir, mais pas ce moment que vous attendez.

Peut-être que l'orgasme était accessible et qu'il ne l'est plus. Vous cherchez à comprendre ce qui a changé dans votre corps, votre vie ou votre relation.

Ces expériences ne sont pas identiques. Nous prenons le temps de parler de la vôtre, sans décider à votre place de ce que vous devriez ressentir.

Ce que cette attente peut prendre comme place

Peut-être que vous faites semblant. Pour écourter une attente, rassurer votre partenaire ou éviter une conversation difficile. Et maintenant, dire ce qui se passe vous paraît compliqué : comment revenir sur ce que l'autre a cru ?

Peut-être que vous surveillez votre corps. « Est-ce que ça vient ? Est-ce que je suis assez excitée ? Est-ce que je fais correctement ? » Vous vous évaluez pendant que vous voudriez sentir.

Vous avez peut-être arrêté de chercher. Vous vous dites que la connexion vous suffit. Cela peut être vrai. Ou il reste une question que vous aimeriez explorer, sans avoir à la minimiser.

Il peut y avoir de la culpabilité envers votre partenaire, de la colère envers votre corps, de l'envie en écoutant les autres. Tout cela peut être dit, sans devenir une nouvelle preuve que quelque chose cloche chez vous.

Reprendre ce que vous avez déjà essayé

Vous avez peut-être consulté un gynécologue. L'examen n'a pas répondu à toutes vos questions, ou un problème identifié appelle un suivi. Nous tenons compte de cette démarche, sans écarter les questions médicales.

Vous avez essayé des sextoys ou d'autres stimulations. Cela vous a aidée, un peu ou pas du tout. Vous avez essayé la relaxation, les méditations, les conseils pour « lâcher prise ». Vous avez parlé à votre partenaire, qui a fait des efforts.

Peut-être qu'une thérapie vous a aidée sur d'autres aspects, mais que cette question reste là. Ou que personne ne vous a vraiment laissé le temps d'en parler.

Nous n'effaçons pas ces essais. Ils permettent de comprendre ce que vous recherchez, ce qui vous convient et ce qui a ajouté de la pression.

Quand la recherche d'un résultat occupe tout

Vous attendez. Votre partenaire attend peut-être aussi. Vous sentez une question silencieuse : est-ce que vous allez enfin y arriver ? Un moment intime devient alors un examen dont chacun attend le résultat.

Vous vous concentrez davantage, vous vérifiez ce qui se passe. Pour certaines personnes, cette surveillance ressemble à l'effort de vouloir s'endormir en vérifiant sans cesse si le sommeil arrive.

Cette image n'explique pas toutes les difficultés d'orgasme. Elle permet de parler de la place que prend l'attente dans votre propre expérience.

Nous pouvons explorer ce qui se passe lorsque le plaisir, la curiosité ou la proximité ont une place, sans que chaque moment doive aboutir à un orgasme. Vous n'avez pas à transformer le « lâcher-prise » en une nouvelle consigne à réussir.

La honte n'a pas à décider de votre sexualité

Vous avez peut-être lu qu'il s'agit forcément d'un blocage émotionnel, d'un problème de couple ou d'une histoire ancienne. À force d'explications, vous avez fini par vous sentir responsable de tout.

Je ne vous réduis pas à une cause supposée. Vos difficultés ne vous rendent ni défectueuse ni moins digne de plaisir. Elles méritent d'être explorées si elles vous préoccupent.

Vous pouvez aussi parler de ce que vous ne voulez plus : simuler, supporter une attente, éviter les conversations ou vous comparer en permanence. Vos limites et vos souhaits comptent autant que la question de l'orgasme.

Ma place dans cet accompagnement

Je suis Scarlett Kaplan, sexothérapeute et thérapeute de couple. Je reçois à Paris 14 et en ligne. L'orgasme, le plaisir et la gêne d'en parler font partie des sujets que nous pouvons travailler.

Je vous accueille sans jugement. Je cherche avec vous à comprendre ce qui se passe et à définir une démarche qui vous convient. Vous n'avez pas à me donner une histoire parfaitement ordonnée ni à justifier l'importance de cette question.

Comment nous travaillons

Nous ne commençons pas par vous fixer un objectif d'orgasme. Nous commençons par comprendre votre vécu : votre histoire sexuelle, les sensations accessibles, les circonstances, ce que vous avez essayé et ce que vous souhaitez.

  • Faire de la place aux sensations. Explorer le toucher, la respiration ou le mouvement sans demander à chaque exercice de produire un résultat.
  • Repérer la pression. Mettre des mots sur les attentes, l'appréhension et l'habitude de s'évaluer.
  • Parler de la relation. Si c'est pertinent, clarifier les incompréhensions et la place que l'orgasme prend pour chacun.
  • Pratiquer entre les séances. Choisir des explorations concrètes et faire le point sur ce qu'elles vous font vivre.

Selon votre situation, je peux proposer la focalisation sensorielle, la respiration, des exercices d'attention au corps ou l'EFT. Nous discutons de leur place dans le travail et adaptons ce qui ne vous convient pas.

La conversation peut s'élargir : qu'est-ce qui est agréable ? Qu'est-ce que vous souhaitez essayer ? À quel moment vous sentez-vous présente ou sous pression ? L'orgasme peut rester une envie, sans devenir l'unique mesure de votre sexualité.

Vous gardez le choix de ce que vous racontez et de ce que vous pratiquez. Une pause ou un ajustement ne constitue pas un échec.

La place de votre partenaire

Votre partenaire peut être une présence attentive, mais aussi se poser des questions : est-ce sa faute ? Est-ce que vous le désirez ? Est-ce que vous êtes satisfaite ? Vous pouvez parfois sentir une pression alors même qu'il cherche à aider.

Nous pouvons ouvrir cette conversation. Dire ce qui est agréable, ce qui ne l'est pas, ce que vous attendez ou ce que vous ne voulez plus faire pour rassurer l'autre.

Si vous le souhaitez, votre partenaire peut venir en séance. Il ne s'agit pas de lui demander de vous « donner » un orgasme, mais de réfléchir ensemble à une intimité qui laisse une place à chacun.

Vous pouvez aussi consulter seule. Sa participation n'est pas une condition pour commencer ni pour donner de la valeur à votre démarche.

Et les questions physiques ou les médicaments ?

Si vous vous interrogez sur une cause physique, les hormones ou un médicament, un médecin ou un gynécologue peut faire le point avec vous. La sexothérapie ne remplace pas cette évaluation et ne présume pas que tout est psychologique.

Nous pouvons tenir compte de ce suivi dans le travail, tout en parlant du vécu intime, des attentes et de la relation au plaisir.

Le rythme du travail

Je ne vous annonce pas un changement après trois ou quatre séances. La durée dépend de votre situation, de vos attentes et de la manière dont vous vivez les propositions.

Nous faisons le point régulièrement sur ce qui devient plus clair, ce qui reste difficile et la direction que vous souhaitez prendre. L'absence d'orgasme à un moment donné n'est pas un verdict sur vos efforts.

L'orgasme doit-il être votre priorité ?

C'est à vous de le dire. Si cette question compte pour vous, elle mérite d'être explorée. Si vous souhaitez surtout moins de pression, davantage de sensations ou une conversation plus simple avec votre partenaire, ces attentes ont aussi leur place.

Vous n'avez pas à vous convaincre que cela n'a aucune importance, ni à en faire une obligation. Nous cherchons ce qui vous permet de vivre une sexualité qui vous appartient.

Si vous avez l'impression de ne rien sentir, nous pouvons également partir de là, sans vous imposer une explication ni une sensation attendue.