Vous n'avez pas à raconter votre histoire d'une seule façon
Il y a peut-être eu un avant. Un moment où votre corps vous appartenait, où vous pouviez être touchée sans que tout se ferme à l'intérieur. Ou peut-être que votre histoire ne se découpe pas aussi clairement. Nous partons de ce qui est vrai pour vous.
Ce qui s'est passé, vous ne l'avez peut-être jamais raconté. Vous en avez parlé et on a minimisé. On vous a dit que c'était « normal ». Ou on vous a imposé des mots dans lesquels vous ne vous reconnaissez pas.
Vous ne voulez pas forcément oublier. Vous voulez peut-être être moins envahie, retrouver une vie intime que vous choisissez, pouvoir penser à autre chose. Vous voulez comprendre avec vos mots, au bon rythme.
Vous êtes une personne entière, avec une histoire qui ne se limite pas aux violences vécues. En séance, il y a de la place pour ce qui fait mal, mais aussi pour vos envies, vos relations et ce que vous souhaitez construire.
Ce que vous ressentez mérite d'être entendu
Peut-être que vous vous figez quand on vous touche. Que votre bassin se crispe, que votre gorge se serre ou que votre souffle se coupe. Peut-être que des images reviennent dans l'intimité, ou simplement quand quelqu'un s'approche.
Vous ressentez parfois une nausée, une envie de fuir, un malaise difficile à nommer. Ou, au contraire, une impression d'absence : vous êtes là sans vous sentir vraiment présente.
Ces descriptions ne sont pas une liste dans laquelle vous devez vous reconnaître. Vous pouvez venir avec ce que vous ressentez, y compris si c'est confus, variable ou difficile à expliquer. Je prends ce vécu au sérieux sans lui imposer une explication toute faite.
Après des démarches qui ne vous ont pas aidée
Vous avez peut-être déjà consulté. Un examen n'a rien montré, ou le fait de parler vous a aidée sur certains aspects sans apaiser ce qui se passe dans l'intimité. Vous pouvez être fatiguée de devoir recommencer votre histoire.
Peut-être que vous avez essayé de passer outre, pour votre partenaire ou pour vous sentir « normale ». Ou que vous avez mis de côté les relations, le désir, le sujet lui-même.
Nous regardons ce que vous avez essayé, ce qui vous a soutenue et ce qui vous a mise en difficulté. Vous n'avez pas à forcer votre corps ni à justifier le temps que cela vous prend.
Accouchement difficile, post-partum et sexualité
« L'important, c'est que le bébé aille bien. » Cette phrase peut laisser très peu de place à ce que vous avez vécu. Des gestes sans explication, une douleur qui n'a pas été entendue, une intervention urgente ou un sentiment d'impuissance peuvent rester au centre de votre récit.
Vous pouvez aimer profondément votre bébé et vivre cette période avec de la colère, de la tristesse ou de la peur. Peut-être que vous attendiez ce moment depuis longtemps et que vous avez l'impression de le traverser à côté de vous-même.
Vous vous inquiétez de ce que votre bébé perçoit. Vous regrettez la naissance ou le post-partum que vous aviez imaginés. Nous pouvons accueillir ces contradictions sans vous demander d'être reconnaissante à la place de ce que vous ressentez.
La nécessité d'un geste médical n'efface pas votre expérience. Il n'est pas nécessaire de trancher ici sa justification pour entendre votre détresse et lui consacrer un espace.
Un cadre où vous gardez votre place
Je suis Scarlett Kaplan, sexothérapeute et thérapeute de couple. Je reçois à Paris 14 et en ligne. J'accompagne notamment les questions que les violences sexuelles soulèvent dans le rapport au corps, au désir et à la vie intime.
Mon rôle est de vous accueillir sans jugement, de rester présente et de travailler avec vous. Vous n'avez pas à me protéger de votre récit, ni à dire davantage que ce que vous souhaitez.
Nous pouvons commencer même si vous n'avez pas les mots. Le récit détaillé de ce qui s'est passé n'est pas une condition du travail.
Comment nous travaillons
On avance à votre rythme. Vous dites les choses quand elles viennent, dans l'ordre qui est le vôtre. Nous prenons le temps de comprendre ce qui vous amène aujourd'hui et ce que vous attendez de l'accompagnement.
- Mettre des mots sur ce qui reste confus : les réactions que vous ne comprenez pas, le fait d'être restée, d'être revenue ou de ne pas avoir parlé.
- Donner une place à la honte, à la culpabilité et à la colère, y compris envers les personnes dont vous attendiez une protection.
- Parler de ce qui vous manque aujourd'hui : la confiance, le temps, une relation au corps ou une expérience que vous auriez voulu vivre autrement.
- Examiner les idées douloureuses que vous avez sur vous-même, sans les traiter comme des vérités.
- Travailler vos limites : reconnaître ce qui vous convient, exprimer un refus ou une demande, repérer les moments où vous passez après les autres.
Selon votre situation, je peux proposer un travail de parole, des exercices corporels doux ou des outils tels que l'EMDR, l'EFT et l'hypnose. Nous discutons de ce qui est proposé, de son intérêt pour vous et de vos limites. Aucun outil ne vous est imposé.
Nous restons attentives à la façon dont vous vivez les séances. Faire une pause, ajuster ou reprendre autrement fait partie du travail. L'objectif est de vous donner davantage de choix dans votre relation à vous-même et à l'intimité.
La place du partenaire
Si vous le souhaitez, un partenaire peut prendre part à certaines séances. Une présence attentive, qui écoute vos limites et cherche à comprendre, peut avoir une place dans votre démarche.
Nous pouvons parler de gestes, de mots ou de situations qui vous conviennent, et de ceux que vous ne souhaitez pas. Le partenaire peut poser ses questions et apprendre à soutenir sans pousser.
Vous faites ce travail pour vous. Vous pouvez aussi consulter seule : être en couple ou disposer d'un partenaire soutenant n'est pas une condition pour commencer.
Des repères pour commencer
- Tout raconter ? Vous choisissez ce que vous partagez. Le travail ne dépend pas d'un récit complet.
- Venir des années après ? Vous pouvez consulter aujourd'hui pour les répercussions que vous vivez aujourd'hui.
- Ne rien ressentir ? Nous pouvons partir de cette impression d'absence, sans décider à l'avance de ce qu'elle signifie.
- Combien de séances ? Nous définissons un rythme ensemble et faisons le point au fil du travail. Il n'y a pas de durée ni de résultat promis.


